L’épargne avec le contrat d’assurance vie​

Qu’est-ce qu’une assurance-vie ?

Ce produit d’épargne à long terme permet de bénéficier d’avantages non négligeables. Notamment de dynamiser votre patrimoine en investissant sur des supports adaptés à votre profil de risque.

L’assurance-vie est le deuxième paradis fiscal en France après la résidence principale. Aujourd’hui, elle constitue un marché de plus de 2 000 milliards d’euros et demeure le placement préféré des Français après le Livret A.

Vous avez la possibilité d’investir sur différentes allocations qui vous permettent de bénéficier d’un rendement nettement supérieur à celui des livrets bancaires. En effet, le fonds euros constitue le support le plus sécurisé et rapporte aujourd’hui environ 1% net de frais. Même si ce rendement n’est pas le plus rentable, il est tout de même supérieur aux rendements de nos livrets bancaires. Chaque support en unité de compte est choisi en fonction de votre appétence au risque et aura un objectif de rendement proportionnel à la volatilité encourue. Par exemple, vous pouvez investir une partie de votre capital sur de l’immobilier, qui est la valeur refuge aujourd’hui donc avec un risque très faible tout en bénéficiant d’un rendement intéressant.

L’assurance-vie est considérée comme « le couteau suisse du patrimoine », puisqu’elle permet de bénéficier de plusieurs avantages tels que : une fiscalité avantageuse, des rendements intéressants ou encore la possibilité de transmettre à ses bénéficiaires avec des abattements spécifiques.

Toute personne physique peut ouvrir une assurance-vie. Un mineur peut également avoir ce type de contrat, mais cela est fortement déconseillé puisque son argent sera bloqué jusqu’à ses 18 ans. En revanche, vous pouvez sans soucis désigner un enfant mineur comme bénéficiaire de votre assurance-vie.

Comment fonctionne l’assurance-vie ?

Un droit d’entrée est demandé lors du premier versement et d’autres versements peuvent être programmés, mensuellement par exemple. Ces versements permettent de constituer votre capital qui va vous générer des intérêts qui seront eux-mêmes capitalisés l’année suivante comme sur le fond euros par exemple.

Il existe évidemment des contrats d’assurance-vie sans frais, comme ceux proposés directement sur internet. En revanche, vous ne bénéficierez ni des conseils ni du suivi qu’un conseiller patrimonial peut vous apporter. Vous aurez donc plus de chance de perdre votre argent en investissant sur des fonds qui ne sont pas adaptés à votre profil de risque.

Point stratégique sur l’assurance vie

Il est plus intéressant et rentable de programmer des versements mensuels que d’y verser uniquement un capital de départ et de le laisser fructifier. Un unique capital de départ permet d’acheter les unités de compte au prix auquel elles sont proposées à l’instant donné. Alors qu’avec un versement mensuel, l’achat des unités de compte est suivant l’évolution du prix des unités de comptes, ce qui permet d’obtenir plus d’unités si leur prix baisse et donc d’augmenter son capital.

Exemple d’un investissement dans l’assurance vie : capital unique initial VS mensuels

  • Capital de départ de 300€ à en janvier l’unité vaut 100€ soit 3 unités achetées, en février 50€ soit une valeur du capital investi de 150€ et en mars les unités de compte valent de nouveau 100€. Vous aurez donc un capital de 300€ si vous récupérez votre argent en mars.
  • Versement mensuel de 100€ à en janvier l’unité vaut 100€ soit 1 unité achetée, en février 50€ soit 2 unités achetées et en mars 100€ soit une unité achetée. Vous aurez donc au total, un capital total de 400€, puisqu’il y aura eu 4 unités achetées sur les 3 mois de versements programmés.

La fiscalité de l’assurance vie :

Ce produit financier est particulièrement intéressant après 8 ans d’ancienneté. En effet, à partir de la 8ème année, de nombreux avantages s’appliquent.

  • Un abattement de 4 600€ pour un célibataire et 9 200€ pour un couple est appliqué en cas de retrait total ou partiel sur les intérêts générés.
  • La fiscalité diminue puisqu’en cas de rachat total ou partiel sur votre assurance-vie, vous ne serez plus taxé à 30% (taux du prélèvement forfaitaire unique) au-delà des 4 600€ et 9 200€ d’abattement mais à hauteur de 24.7%, impôts et prélèvements sociaux inclus.

Ce support a également un avantage non négligeable en cas de transmission. Lors de la souscription, des bénéficiaires doivent être choisis en cas de décès du ou des souscripteurs. Au moment du décès, un abattement de 152 500€ par bénéficiaire s’applique. Au-delà de cette somme, vous serez taxés à 20% des encours financiers jusqu’à 700 000€ et 31.5% pour les sommes supérieures.

Pour bénéficier de ces différents abattements, il faut souscrire l’assurance-vie avant vos 70 ans. Pour une souscription après 70 ans, d’autres abattements sont en vigueur mais beaucoup moins élevés (abattement unique de 30 500€ puis application de la fiscalité des droits de successions qui s’établissent selon le rang de l’héritier).

Il n’y a aucune déclaration à effectuer auprès des impôts. Comme vu précédemment, vous serez imposables uniquement si vous faites un rachat partiel ou total de votre assurance-vie.

La clause bénéficiaire de l’assurance-vie

Qui hérite d’une assurance-vie ? La clause bénéficiaire permet de déterminer à qui sera versé le capital et les intérêts en cas de décès du ou des souscripteurs du contrat d’assurance-vie. Ce peut être une personne physique comme une personne morale (type association caritative). Sa rédaction est donc très importante et nécessite une grande attention.

Il existe deux sortes de clauses bénéficiaires :

La clause bénéficiaire standard : Une clause bénéficiaire standard est proposée dans tous les contrats d’assurance-vie qui désigne les héritiers par ordre légal : « au conjoint ou au partenaire de PACS, à défaut aux enfants nés ou à naître, vivants ou représentés, à défaut aux héritiers ».

Si vous êtes mariés ou pacsés votre conjoint héritera directement du contrat d’assurance-vie. Si vous êtes célibataire, ce seront vos enfants nés ou à naître qui seront les premiers bénéficiaires. Ensuite, l’ordre légal s’appliquera : vos parents, frères et sœurs, etc…

La clause nominative : Vous pouvez aussi rédiger votre propre clause pour désigner les bénéficiaires librement choisis. A noter que ne sont pas désignables le personnel médical qui aurait soigné le ou les souscripteurs, un conseiller financier, les aides de vie, les animaux ou encore les membres d’un culte.

Cette clause peut désigner un ou plusieurs bénéficiaires qui se verront attribuer le pourcentage choisi par le souscripteur. Il peut donc y avoir une répartition inégale entre bénéficiaires, soyez vigilants dans la rédaction de votre clause bénéficiaire !

Il n’y a aucune obligation d’information des bénéficiaires, mais cela est préférable pour faciliter la transmission.

Cette clause reste modifiable à tout moment pendant la durée du contrat. Cette dernière doit donc être adaptée à votre situation afin d’éviter les conflits lors de la succession. La clause doit désigner de façon précise chaque bénéficiaire : avec les noms, prénoms, date et lieu de naissance, adresse postale.

L’assurance-vie et l’immobilier : le duo gagnant !

Pour diversifier son patrimoine et selon votre situation, il peut s’avérer intéressant d’investir dans un contrat d’assurance-vie et dans de l’immobilier. Vous pourrez ainsi bénéficier des avantages de ces deux investissements.

Par exemple, si vous réalisez un contrat d’assurance-vie et un investissement immobilier sous le dispositif Pinel par exemple, et que vous souhaitez le revendre après 9 ans de détention, vous aurez bénéficié de la réduction d’impôt la plus intéressante du dispositif Pinel. Vous pourrez réinvestir ces liquidités au sein de votre contrat d’assurance-vie, qui lui aura passé les 8 ans d’optimisation fiscale.